neuvième ville, Bordeaux

Bordeaux de nuit

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L’histoire de Bordeaux : 

Ce n’est qu’à partir du 6e siècle avant Jésus Christ (av. J.-C.), que l’archéologie atteste de la présence de bâtiments sur la terrasse de grave du Mont Judaïque et du Puy Paulin. Cette longue avancée de terre ferme, en contact avec le fleuve à l’une de ses extrémités, domine alors, au sud un bassin intérieur marécageux formé par la rivière de la Devèze et ses confluents, et au nord les marais de Bruges et les palus des Chartrons. Elle n’a jamais cessé d’être occupée depuis.uoi qu’il en soit, c’est bien à partir du 3e siècle avant J.-C. que les habitants de la future Burdigala apprennent à tirer parti des lieux. Située dans le creux abrité d’un méandre de la Garonne, fleuve lui-même parcouru de puissantes marées comme autant d’aubaines pour les navires qui veulent le remonter ou le descendre, le site détient naturellement les clefs de l’estuaire de la Gironde et de l’océanEn se soumettant à Rome en 56 av. J.-C., Burdigala devient un « emporium » du monde romain, l’un des comptoirs commerciaux d’un vaste empire qui s’étendra bientôt de l’Angleterre à l’Egypte. Les navires grecs, bretons, ibères ou celtes se côtoient dans le port de la ville. On y échange toujours l’étain, mais aussi des outils, de la céramique grecque ou du cuivre d’Espagne, du blé et des produits méditerranéens. Le vin commence rapidement à être produit sur place après l’adaptation d’un cépage importé d’Albanie, la « biturica ».Pour faire face au trafic grandissant, un port intérieur est construit : le bassin Navigère. Libre de toute enceinte, Burdigala s’étend rapidement vers les plateaux de Saint-Michel, de Sainte-Eulalie, de Saint-Seurin.

 

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Ses 125 hectares voient pousser un forum, un amphithéâtre, un temple, des thermes, des maisons parmi les plus luxueuses de Gaule. Sa population atteint 20 000 habitants.Au cours du 11 e siècle, l’Église profite d’une paix relative pour organiser le diocèse de Bordeaux. Deux tiers des églises de la ville remontent à cette période. L’abbaye de la Sauve-Majeure est édifiée à la fin de ce siècle sur le plateau de l’Entre-deux-Mers et connaît un exceptionnel rayonnement. Elle est à la tête d’importants prieurés dans le diocèse de Bordeaux, de possessions sur la rive droite de la ville et de maisons, entre autres, dans le quartier de la Rousselle. C’est certainement à cette époque qu’apparaît le château ducal de l’Ombrière, qui est plusieurs siècles durant, l’un des centres de pouvoir de la ville.De 1469 à 1472, Bordeaux redevient capitale provinciale avant d’être définitivement unie à la couronne de France. Bien que méfiant, Louis XI, est cependant généreux avec la ville, il fait notamment des dons importants. Mais l’économie fait les frais de la réduction des échanges vers l’Angleterre. Bordeaux ne retrouve un trafic portuaire important que dans les dernières années du siècle.Bordeaux est une place commerciale de premier ordre. Elle exporte ses vins et ses productions locales vers l’Europe du nord, dont elle importe les marchandises pour les réexpédier vers les colonies. A partir du 16 janvier 1716, une lettre patente du Roi autorise Bordeaux, Rouen, La Rochelle, Nantes et Saint-Malo à pratiquer la traite des esclaves. Le 18 e siècle voit 411 expéditions négrières partir de Bordeaux, troisième port français de la traite. Parallèlement, le commerce colonial connaît un essor spectaculaire. Le port approvisionne une grande partie de l’Europe en café, cacao, sucre, coton et indigo. Les négociants multiplient les expéditions vers les Amériques, le Canada, l’Afrique mais aussi l’Inde et la Chine. En 1789, Bordeaux se place au premier rang des ports français et au deuxième rang des ports du monde après Londres. Au début des années 1970, la population de l’agglomération passe de 430 000 à 600 000 habitants. De nouveaux arrivants se sont installés lors des décennies précédentes, venus d’Espagne, puis du Portugal ou de l’ancienne Algérie française devenue indépendante en 1962. La ville change. Le nombre d’étudiants augmente considérablement : de 6 300 juste après la guerre à environ 20 000 en 1965. Le campus laisse peu à peu le centre de l’agglomération pour se développer en périphérie, à Talence et à Pessac. Les étudiants manifestent nombreux en mai 1968, bientôt rejoints, comme ailleurs en France, par des travailleurs en grève. Le Grand Théâtre est brièvement occupé. La nuit du 25 mai, des émeutes font 109 blessés, mais à la fin du mois, le mouvement s’essouffle à Bordeaux comme ailleurs.
En 1995, Alain Juppé prend la suite de Jacques Chaban-Delmas à la tête de Bordeaux. Il lance un grand programme de rénovation urbaine qui voit notamment revenir le tramway (décembre 2003). En décembre 2004, Hugues Martin lui succède pour deux ans comme premier magistrat de la ville. En octobre 2006, Alain Juppé redevient maire de Bordeaux. Il a été réélu en mars 2014.

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